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Racines


RESUME


Il a trente ans. Elles ont vingt-cinq ans.
Ils décident de remonter l’histoire de leur famille. Comme une quête, une quête identitaire, ils partent à la recherche de leurs racines.
Une équipe de journalistes a préparé le travail. A l’aide de bouts de films de famille, de photos jaunies, d’archives d’actualité, l’équipe a reconstitué 70 ans d’histoire de leur famille dans 70 ans d’histoire de France, du monde. Les jeunes vont retrouver les témoins du parcours de leur famille. Ils partent sur la route, font des milliers de kilomètres. Ils sont sur les lieux du passé de leurs parents, ils questionnent pour savoir et comprendre. Au bout de la route et du temps, le présent, leur propre enfance, leur adolescence, leurs propres choix.
Résultat : un road-movie. Ils en font un pré-montage. Puis ils appellent leur famille et, en tête à tête avec leur père, leur mère, leur grand mère ou leur grand mère, projettent ces images pour confronter leurs parents à leur propre histoire. Ils les questionnent : "explique-moi".
Chaque film est le journal de bord de cette quête, raconté à la première personne.

Deux films pour deux familles.
L’une, bien française. Grand-père colonel, militaire de 1938 à 1964, de la Résistance à la guerre d’Algérie, père soixante-huitard prof de dessin, du PCF aux Verts, et Benjamin, 30 ans aujourd’hui, photographe indépendant, qui deviendra papa dans le cours du film.
L’autre, beur. Grand-mère kabyle mariée à un futur cadre du FLN pendant la guerre d’Algérie à Paris, 13 enfants dont un prof gauchiste qui décide de retourner vivre en Algérie en 1979 et une employée mariée à un français de souche. Tous deux ont une fille, née en 1981 : Kahina qui grandit en Algérie, Katia qui grandit dans l’Essonne. Condamnée à mort par le GIA en 1991, la famille de Kahina rentre en France. Les deux cousines mènent ensemble la quête, des deux côtés de la Méditerranée.



NOTE DU PRODUCTEUR, CHRISTOPHE NICK


Comment expliquer pourquoi nous vivons ensemble ? Comment raconter l’histoire du 20ème siècle à ceux qui ne l’ont pas vécu ? Comment savoir ce que nous transmettons aux autres générations ?

Et puis finalement : quels sont les repères qui permettent à chacun de construire son projet de vie dans ce monde de chaos ? Entre idéal et réalisme, entre valeurs et compromis, entre rupture et résignation : comment fait-on ses choix ?

Nous avons travaillé des mois avec l’équipe de Canal + pour mettre au point cette collection RACINES. Rien d’évident, si ce n’est ce double sentiment d’urgence :
•Il faut que les moins de 30 ans comprennent qu’ils ne sont pas une génération plus "sacrifiée" que les précédentes.
•Il faut qu’ils sachent et ressentent qu’ils sont le fruit de décennies de contradictions, de tragédies et d’enthousiasmes, de guerres et d’engagements.

Appelons cette génération les "nouveaux adultes". C’est la première génération des enfants de mai 68. Leurs parents avaient 20 ans au temps des barricades, des occupations d’usines et du général de Gaulle, de Woodstock et de l’utopie collective. Leurs grands-parents ont eu 20 ans pendant la Seconde Guerre mondiale, l’époque de la Résistance ou de la collaboration, du génocide et de la Libération. Puis, des guerres coloniales et de la Guerre froide. Pour les "nouveaux adultes", la génération des années 60-70 aurait connu un âge d’or et aurait été privilégiée. Celle des années 40-50 se serait perdue, entre collaboration et décolonisation honteuse. Une vision de notre histoire qui colle très peu avec le vécu de ceux qui l’ont traversée.







pourtant, entre fatalisme et critique radicale, les "nouveaux adultes" ne sont ni dans le conflit de génération, ni dans l’acceptation d’un héritage. Ils ont une grande tendresse pour leurs grands-parents et beaucoup d’amour pour leurs parents. Mais gros problème : le sentiment d’être lié par un pacte de valeurs qui forge l’identité collective s’est érodé. La question des repères et de leur transmission devient centrale.

Voilà comment nous en sommes arrivés à choisir deux familles. Elles ne représentent qu’elles-mêmes, n’ont aucune valeur d’exemple : elles se trouvent juste avoir croisé les grandes tempêtes du siècle. Chaque membre de ces familles a fait des choix, aux heures cruciales d’un monde en folie.

Nous avons proposé aux héritiers de ces familles de partir avec nous sur la route, pendant des mois, afin de retrouver les témoins qui ont connu leurs parents, leurs grands-parents, à ces moments cruciaux. Nous les avons observés s’interrogeant, curieux, bouleversés, admiratifs. Ils ont découvert les grandes étapes de la vie de leur famille, les secrets et les fiertés, les tabous et les bonheurs.

Nous avons été stupéfaits de voir à quel point ce choc des générations nous renvoyait un miroir sur nos propres racines et réveillait des émotions enfouies.

Ces deux histoires singulières donnent le vertige, celui de l’humilité. Elles nous prouvent que notre identité collective est faite de milliers de racines, mais que chacune de ces racines s’est nourrie de violences et de passions, d’amour et d’enthousiasmes. C’est le plus passionnant de l’affaire : la découverte de ses racines, de celles des autres, oblige à s’ouvrir, à accepter la multiplicité des regards sur le même événement, à comprendre l’extraordinaire richesse des liens qui nous unissent.

Déterrer nos racines, c’est comprendre pour mieux se connaître. C’est commencer à être en paix avec notre histoire. C’est se confronter à la notion de peuple. La question identitaire par excellence.


NOTE D’INTENTION DES REALISATEURS PATRICIA BODET ET JEAN-DENIS ROBERT


Benjamin, Kahina et Katia reviennent sur le passé pour mieux le questionner. Toute l’histoire de leur famille est découpée en une vingtaine de temps forts, de choix précis, correspondant à des lieux, des époques, des situations où s’entremêlent l’histoire du monde et celle d’une famille. Ces choix ont eu des conséquences lourdes sur la vie de la famille : mariage, déménagement, métier, rupture, engagement... Les attitudes révèlent une morale face à l’actualité, à l’histoire, à la famille.
Ces choix furent faits dans le contexte d’une période et dans les lieux revisités par les jeunes : un champ de bataille, un ancien café clandestin, un village, une maison, une école, un atelier, une rue.
Chaque période est décrite par des archives. Puis, chaque jeune se rend sur place, rencontre un témoin clé de l’histoire familiale. Il cherche à comprendre ce qui s’est passé, pourquoi ses parents ont fait tel choix. Les archives familiales l’aident à revivre le moment en question. Mises bout à bout, toutes ces images ont constitué un pré-film que les jeunes ont présenté à leurs parents et à leurs grands-parents. L’occasion pour nous de saisir des moments de vérité, où les jeunes ont osé poser les questions les plus gênantes sur l’engagement de leur famille. L’ensemble de ces matériaux a servi à faire les films. L’étrange impression, pour nous, de faire des "road movies" dans l’histoire du 20ème siècle avec, à chaque étape, les grands échos de nos propres vies.





Racines "La famille Géminel"

Diffusé le 5 juin 2007 sur Canal +


PITCH


La famille Géminel est une famille française représentative de trois générations. Benjamin porte un regard compréhensif sur Maurice, son grand-père résistant et militaire, et sur son père Patrick, artiste et militant.


RESUME



Le ressort de ce premier film est au cœur de deux vies traversées par un sentiment d’échec. Le père comme le grand-père, Patrick et Maurice, ont rompu brutalement avec leur famille à l’âge du bac. Ils se sont engagés au nom de valeurs fortes et en sont tous les deux revenus.
Chacun à sa façon est un homme révolté : l’un, soldat exemplaire et résistant héroïque, va se battre jusqu’au bout pour sa vision de la France, au point d’être tenté par le putsch de 1961 quand la guerre d’Algérie est perdue. Il quitte l’armée peu après et porte un regard désabusé sur son temps. L’autre, artiste reconnu, militant généreux et professeur respecté, va s’investir corps et âme dans la vie de sa cité jusqu’à ce que ses copains tombent sous les balles d’un tueur fou.
Leur fils et petit-fils, Benjamin, porte un regard attendri sur l’un et l’autre. Sa quête identitaire lui permet de découvrir le drame intime de ses ascendants. Le fait qu’il puisse avoir ses propres rêves prouve que l’esprit de l’homme révolté perdure génération après génération.


LES TEMPS FORTS



1920 : Naissance de Maurice Géminel dans la Meuse, à Beauzé-sur-Aire. Il grandit dans la ferme de ses parents. C’est l’intello de la famille.

1938 : Il a 18 ans et est élève à Saint-Cyr. Hitler vient d’envahir l’Autriche et la Tchécoslovaquie. A la déclaration de guerre, il se retrouve dans les blindés, jeune sous-lieutenant sous les ordres d’un certain colonel de Gaulle. Après la défaite, il rejoint les Forces Françaises Libres et devient officier SAS, parachuté en Champagne pour diriger le maquis FFI à la Libération.

Après 1945, il fonde le 11ème Choc, l’ancêtre des Forces spéciales. Entre 1950 et 1955, il se retrouve en Allemagne, au cœur de la guerre froide. C’est là que naît son fils, Patrick. En 1955, Massu appelle Maurice à ses côtés, en Algérie. Patrick va à l’école à Kouba, banlieue chic d’Alger, pendant que son père théorise la guerre contre-terroriste juste avant la bataille d’Alger.

1958 : Maurice n’aura pas le temps d’appliquer ses méthodes : il retourne à l’école de guerre et assiste à l’effondrement de la IVème République à Paris et au retour au pouvoir du général de Gaulle. Tandis que la famille s’installe à Fresnes, Maurice obtient le commandement d’un bataillon.

Jusqu’en 1961, il est sur tous les fronts à la tête de mille hommes. Il rentre en France, écœuré par l’abandon de l’Algérie française, manque le putsch des généraux de peu, mais refuse l’OAS.

1964 : Il quitte définitivement l’armée. Son fils a 12 ans.

Années 1960 : Patrick grandit en banlieue entre catholicisme rigoureux et blousons noirs, peinture moderne et Jacques Brel. C’est un mauvais élève qui s’ennuie au lycée professionnel.

1968 : Il découvre la révolte en touriste, sur les barricades, et sa vie bascule, au désespoir de son père. Il part sur la route en Europe du Nord, rencontre la fille d’un peintre contemporain et fait avec elle l’École des métiers d’art à Paris, en vivant en communauté. Patrick et Martine sont des artistes de leur époque, très vite reconnus. C’est l’heure où, dans les banlieues communistes, s’ouvrent les grands théâtres décentralisés. Profs en banlieue, adhérents du PCF dans la période de l’eurocommunisme.

Fin des années 1970, ils sont en rupture et vivent à fond les années Jack Lang.

1976 : Ils ont un fils, Benjamin. Tandis que ses parents fondent les Verts à Nanterre, peu après Tchernobyl, Benjamin entre au collège à l’heure des premières émeutes urbaines de Vaulx-en-Velin. Il va tâter de toutes les radicalités, du rock alternatif et du rap protestataire aux sans-papiers et aux mouvements étudiants anti-CIP. Il désespère de vivre l’enthousiasme de 68. Mais quand ses amis de collège lui tendent une barre de fer pour casser une voiture, il refuse et rentre à Nanterre où il s’investit auprès des SDF de la ville.

2002 : Il traverse l’Europe dans une camionnette aménagée en labo photo itinérant. Destination la Bosnie, sur les cendres d’un génocide qui le bouleverse. Après avoir parcouru le chemin de ses origines, Benjamin rentre chez lui. Sa fille a un mois. Elle s’appelle Nina.


LES INTERVENANTS



Fernand Gauvain avait 18 ans quand le maquis d’Auberive a pris position dans sa ferme. Jean Maire, jeune résistant lui aussi, a rejoint ce maquis après s’être enfuit du STO. Jean se souvient bien des "paras", personnages mythiques. Ensemble, Fernand et Jean participent à des opérations de sabotage, des embuscades.

Fabien Janelle était directeur de la MJ de Nanterre en 1972. C’était l’époque des théâtres, des structures culturelles qui s’implantaient dans les banlieues. Les mairies communistes y sont particulièrement actives. Patrick et Martine, qui viennent de s’installer à Nanterre, participent, durant cette période euphorisante de l’Union de la gauche, à la vie culturelle. Autour d’eux se tisse tout un réseau de jeunes intellectuels et d’artistes engagés. Pour tous, la culture est un acte militant.

Ernest Pignon-Ernest est, lui aussi, un artiste engagé. On le connaît surtout pour ses collages en des lieux symboliques, comme les marches du métro Charonne ou son fameux Rimbaud sur les murs de Paris. Pour lui, l’art doit être partagé par tous, ne pas rester dans des galeries mais descendre dans la rue. C’est au théâtre des Amandiers que Patrick le rencontre.


LISTE ARTISTIQUE



Une collection de Christophe NICK
Un film de Patricia BODET
Enquête : Alice ODIOT
Premier Assistant réalisateur : Thomas BORNOT
Directeur de production : Thomas BORNOT
Montage : Pierre CATALAN
Documentaliste : Edwige LAFORET
Images : Stéphane RAMPILLON et Pierre BEFVE
Son : David SEBAG
Voix : Erwan DUJARDIN
Montage son et mixage : Marc PERNET
Musique : KRAKED UNIT
Supervision musicale et réalisation : Loïk DURY
Second assistant réalisateur : Clémence VEILHAN
Directrice administrative : Rebecca WIRTH
Directeur financier : Antoine BOUKOBZA
Stagiaires : Elsa MORIN et Camille VERHAAK
Produit par Christophe NICK
Une production YAMI 2
Avec la participation de CANAL +
Direction des documentaires : Christine CAUQUELIN, Françoise FEUILLYE et Philippe DE BOURBON
Avec la participation de BL films
Avec le concours du Centre National de la Cinématographie

Racines "La famille Kaced"

Diffusé le 6 juin 2007 sur Canal +


PITCH


Retour sur l’histoire complexe d’une famille franco-algérienne au travers des regards croisés de deux cousines, Kahina et Katia, l’une née en France, l’autre en Algérie.


RESUME



Dans le second film, le parcours d’une famille immigrée, ballottée par ses allers-retours répétés entre la France et l’Algérie, se heurte à la découverte constante d’un monde familier et pourtant inconnu. Au-delà des histoires générationnelles, on retrouve en permanence un couple – Marjouba et Séguir, puis Fazia et Khassa. Au fil de soixante-dix ans d’histoire, deux destins parallèles s’écrivent, l’un masculin, l’autre féminin, tout comme s’écrit l’histoire de deux pays que tout sépare et qui n’en finissent pas de s’entremêler : la France et l’Algérie. Les deux cousines Kahina et Katia, nées la même année de chaque côté de la Méditerranée, rendent plus palpable ce télescopage continuel par leurs interrogations, leurs incompréhensions et leur complicité.


LES TEMPS FORTS



1945 : En Kabylie, Marjouba a 10 ans quand sa famille la marie, a son premier enfant à 12 ans, est veuve à 15. Une émeute éclate à Sétif. L’armée française tire. Bilan : entre 10000 et 40000 morts. La disette qui s’ensuit est épouvantable. La mère de Marjouba ne peut la nourrir. Elle arrange un mariage avec un inconnu vivant à Paris, Séguir Kaced, ouvrier immigré, veuf de 40 ans, trois enfants, déjà militant du Mouvement nationaliste algérien. Ensemble, ils auront treize enfants, dont Khassa, l’aîné, et Fazia, née en 1959. Marjouba découvre une ville, un pays dont elle ignore tout. Son mari devient cadre du FLN à Paris.

Jusqu’en 1962, Séguir mène une guerre secrète pour la collecte de l’argent révolutionnaire, tout en élevant ses enfants.

A l’indépendance, il retourne à Alger, bien décidé à vivre dans son pays. Effrayé par la dictature du nouveau pouvoir, sentant venir la révolte des Kabyles, il rentre en France, cassé.

En 1965, un accident du travail lui fait perdre la main droite. Il ne peut plus travailler. Sa femme fait des ménages, ses filles les marchés. Au pays, le colonel Boumediene prend le pouvoir. Séguir sait qu’il ne rentrera jamais. Son fils Khassa poursuit de brillantes études, devient militant tiers-mondiste, vit 68 à fond, entre Che Guevara et Hô Chi Minh, tendance trotskiste.

1975 : Mort de Séguir. Khassa ramène le corps en Algérie et découvre un pays qui le fascine. Le colonel Boumediene est devenu le Fidel Castro de l’Afrique, l’argent du pétrole fait décoller le pays. La sœur de Khassa, Fazia, se met à fréquenter un jeune Français, Didier Marchand, et, contre la volonté de sa mère, se marie. Khassa, lui, assume son rôle de grand frère. Pas facile quand les petits frères découvrent la puissance de la rue et l’héroïne qui coule à flot dans la cité. Mais ses cousins d’Algérie l’appellent. Le président Boumediene est malade. Le pays a besoin de cadres. Il faut qu’il vienne vivre à Alger. Khassa craque, s’y installe, et s’y marie. Le frère et la sœur auront chacun leur premier enfant en 1981. Kahina grandit à Alger tandis que Katia grandit dans l’Essonne. L’une s’appelle Kaced, l’autre Marchand. La première voit l’islamisme gangrener l’Algérie, la deuxième la drogue emporter ses jeunes oncles.

Entre 1988 et 1991, l’Algérie bascule. Après les fous espoirs de démocratie, la vague du FIS emporte tout. Le processus électoral est interrompu, les dirigeants du FIS arrêtés, la guerre civile commence. Khassa, le père de Kahina, menacé de mort par le FIS, rentre en France préparer le retour de sa famille. Kahina passe deux ans avec sa mère, institutrice, qui refuse de porter le voile. Les deux cousines, Kahina et Katia, ont 12 ans quand elles se retrouvent, l’une primo-migrante et « bledarde », l’autre beurette métissée. Elles se regardent, se comparent, et assument leur vie de jeunes filles libres. Kahina est devenue kinésithérapeute, Katia enseigne le français aux primo-migrants. Elles ont les mêmes racines, la même famille, la même nationalité. Mais pas la même histoire.


LES INTERVENANTS



Benjamin Stora est spécialiste de l’histoire de l’immigration algérienne en France. Analysant le sentiment de déracinement, le désir de mobilisation découlant de l’exil et le durcissement du nationalisme algérien, il met en valeur le parcours atypique de Séguir Kaced, qui adhère au FLN après avoir appartenu au mouvement des oulémas.

Auteur-réalisateur, Romain Goupil avait 16 ans en mai 68. Comme Khassa, il était proche de la Ligue communiste. Comme lui, il était à la pointe de la révolte. De cet événement fondateur, il a tiré le film "Mourir à trente ans". Il explique cet irrépressible besoin de révolte et ses conséquences dans la vie des ex-soixante-huitards.

Spécialiste de l’histoire des Algériens en France, Linda Amiri retrace l’arrivée de Séguir Kaced en France, l’un de ces Français musulmans d’Algérie traités comme des citoyens de seconde zone. Revenant sur le fonctionnement du FLN, elle rappelle le danger que couraient ses membres et insiste sur les subtilités de cet engagement politique.


LISTE ARTISTIQUE



Une collection de Christophe NICK
Un film de Jean-Denis ROBERT
Enquête : Alice ODIOT
Directeur de production : Thomas BORNOT
Premier assistant réalisateur : Thomas BORNOT
Assistante à la réalisation : Camille ROBERT
Montage : Patricia BARDIN
Documentalistes : Michèle GOUTS et Samia CHALA
Image : Stéphane RAMPILLON, Tafari TSIGE VIDALIE et Pierre BENZRIHEM
Son : David SEBAG, Claude DE MAEYER, François LOUBERT et Hamid DIDOU
Montage son : Miguel MANRIQUE
Mixage : Marc PERNET
Musique : KRAKED UNIT
Supervision musicale et réalisation : Loïk DURY
Production exécutive musicale : Monte CHRISTO
Infographie : Julien SARRAUTE
Assistante de production : Clémence VEILHAN
Directrice administrative : Rebecca WIRTH
Directeur Financier : Antoine BOUKOBZA
Stagiaires : Elsa MORIN et Camille VERHAAK
Produit par Christophe NICK
Une production YAMI 2
Avec la participation de CANAL +
Direction des documentaires : Christine CAUQUELIN, Françoise FEUILLYE et Philippe DE BOURBON
Avec le participation de BL films
Avec le concours du Centre National de la Cinématographie

 

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